VARIANTES DE FUSELAGES

(2005)Les possibilités de cette méthode sont intéressantes. En partant du mannequin de YAKA il est possible de créer des fuselages de formes différentes. Le choix de la pièce complémentaire évoluera en fonction du besoin. Seule la longueur ne change pas.

  • Essai de contre thermoformage .
  • Essai d’amélioration des extrémités de queue de fuselage
  • Essai de ré-hausse de mannequin
  • Essai de différentes formes d’appui de jonction aile –fuselage
  • Essai de différentes sorte de bouteilles
  • Essai de variations ciblées de rigidité
  • Essai de recouvrement de capot et contre capot
  • Essai D’augmentation ciblée d’épaisseur pour la fixation des ailes et du train
  • Essai de jonction simple emboîtement à rebord de rigidité
  • Essai de jonction à double bord de rigidité
  • Essai de différentes bouteilles pour améliorer la légèreté
  • Essai de séparation de bouteilles co-extrudées

Caractéristiques :

Ces réalisation ne sont pas destinées à produire des avions, bien que la majorité des fuselages réalisés soit parfaitement utilisables .Le travail fourni dans cette recherche a pour but d’explorer les possibilités de cette technique .

Bilan

Certaines bouteilles sont trop lourde et trop rigide par rapport au besoin réel. Il faut bien avoir à l’esprit la classe d’utilisation de l’avion en cours de réalisation afin d’utiliser la bouteille ayant le plus d’avantages. Un excès de solidité peut être aussi négatif qu’un manque. Il apparaît au vu des fuselages produits que la connaissance précise de ce que l’on veut réaliser doit être définie avant la mise en chantier. L’approche de la façon de maîtriser les verrouillages sur le mannequin pourra amener souvent à réaliser plusieurs ébauches avant de lancer la production du fuselage utilisé. Attention aux plages de chauffe du polyéthylène. Il y a une chronologie bien précise avec des frontières très étroites, on a vite fait de passer de la rétraction à la fusion. Pour les zones difficile, procéder en plusieurs fois. Ne pas rétracter localement au début, un seul point, mais approcher l’ensemble progressivement avant de procéder au serrage.

Les zones à renforcer seront traitées avant le thermo serrage, en veillant à respecter autant que faire se peut les lignes de rigidité du fuselage désiré. Dans certains cas extrêmes les renforts seront réalisés avant l’approche globale. Attention il est extrêmement facile de rendre le nez de l’avion très solide, il faut se modérer sur ce point . Cette partie doit permettre de tenir le moteur et son couple, tenir la ligne de vol de l’avion et c’est tout. Il faut garder à l’esprit qu’en cas de choc, l’hélice et le moteur sont en première ligne, il est donc nécessaire de prévoir derrière le support moteur une zone de déformation(matériau plus fin ) qui absorbera le choc de façon à dissiper de manière progressive toute l’énergie de l’impact.

Certaines bouteilles (badoit rouge) sont co extrudées, elles sont formées de 2 couches de polyéthylène séparées par une feuille de polypropylène. Une séparation méthodique permet de récupérer les deux couches. Le gain de poids est alors de 50%. La couche intérieure est plus légère que la couche extérieure( 2 grammes). Les queues, zones délicates à réaliser, utiliseront de préférence ce matériau. Les jonctions doivent être traitées en biseau pour éviter d’avoir la sur épaisseur du premier tronçon. Dans le cas de jonction bord à bord traiter les bords et ,ou ,traiter le mannequin pour que le renfort soit invisible. Des mannequins complémentaires spécifiques seront utilisés après dépouillage pour finaliser la mise en forme des renforts .

(2006)Ces fuselages équipés de tous leurs accessoires ,(capots ,supports moteurs ,supports servos ,ets )ont été réalisés sur le mannequin de YAKA . Il donnent un petit aperçu de la marge de manœuvre à la disposition du modéliste. Ces trois composantes d’un avion ont des formes ,des largeurs et des hauteurs différentes. L’approche la plus délicate est une gymnastique d’esprit qui va se réaliser lors de la rédaction du cahier des charges. Pour obtenir le maximum des avantages du système ,il faut que l’échelle de réalisation retenue corresponde aux besoin du modèle ,et de son lieu probable de vol, sans perdre de vue le choix et la taille des bouteilles disponibles. N’oubliez pas qu’on progresse plus vite en corrigeant ses erreurs . On identifie que quelque chose ne va pas ,on remédie et surtout on prend note de ce qu’il ne faut pas répéter. Dans ce cas un élément actif ,positif ou négatif est identifié.

Selon le modèle que vous réalisez le critère peut être variable, attention à bien analyser le cas. Quand l’avion que vous construisez vole du premier coup , vous n’avez pas conscience de la somme des chances qui accompagnait votre travail. Pour le choix des bouteilles pensez au petit outil du cahier des charges : (C’est et ce n’est pas ). Sachez , que fatalement vous aurez au début des échecs , produits par l’apprentissage des choix ,de la chauffe ,des dépouillages et j’en passe. Ne vous découragez pas , c’est une situation normale. J’ai creusé le problème et je vous montre que c’est possible . Si quelque chose ne marche pas , c’est qu’un détail vous a échappé ,dépouillez le sujet et tout rentrera dans l’ordre. Parfois le fait de simplement modifier le serrage des bouteilles sur le mannequin permet de passer une situation qui paraissait bloquée .

(2008)Un aperçu du parc des mannequins réalisés (ils ne sont pas tous là ) .Ils sont destinés à la production de fuselages ,sachant qu’un mannequin peut en produire plusieurs variantes je vous laisse imagines le nombre de bouteilles que j’ai massacré. Un aspect très important de la méthode qu’il ne faut pas perdre de vue ,c’est l’utilisation systématique des petits mannequin additionnels. Ils permettent d’améliorer les fuselages produits ,de créer des pièces aux formes difficiles . Le poids et la solidité des productions est bien meilleur que ce qui est disponible dans le commerce ,et de plus c’est gratuit. En revanche il est évident que vous seul pouvez répondre à votre demande ,cela veut dire que vous devez la réaliser ,et que cela a beaucoup de valeur à mes yeux. Ne prenez pas du bois trop tendre , (balsa) il sera écrasé dès le premier essai. Si votre but est de réaliser de nombreux modèles utilisez du bois dur .les serrages des bouteilles provoquent des marques . Il faut les poncer avant de faire le suivant. Quand le nombre de réalisations augmente le mannequin fini par avoir une déformation à ces endroits. Pour les grandes séries (nervures ect .. )J’utilise de l’aluminium ou des chutes de ferraille …enfin souvent ce qui me tombe sous la main. Sachez que les creux ne sont pas reproduits si on ne force pas le matériau à y aller. Utilisez cette particularité pour faire des assemblages de morceaux de bois fixés avec de simples vis aglo. Prévoyez une petite cuvette (avec un foret du bon diamètre ) et affleurez votre vis juste sous le point de tangence de la courbe . Si vous êtes précis la bouteille n’en gardera aucune trace. N’utilisez pas de résine ou autre syntofer pour modifier ou réparer un mannequin. Aux températures utilisées ces produits se dégradent et finissent par tout coller, ou par laisser des traces visqueuses qu’il est bien difficile d’éliminer. Si vous devez intervenir sur la forme d’un mannequin , coupez franchement pour avoir des parties droites et collez (à la colle à bois ou des vis ) une greffe. Quand c’est solide poncez pour reprendre la forme désirée. Gardez les traçages sur le mannequin et recopiez les sur les bouteilles AVANT de dépouiller. Utilisez les fantastiques possibilités du contre perçage pour tous les accessoires qui vous seront nécessaire.

ATTENTION si vos tracée ou points de contre perçage sont mal exécutée ,le résultat ne sera pas bon. Dans le cas contraire , vous gagnez un grand nombre d’heures de travail .

(2008) Un petit échantillon des mannequins additionnels .Sur la droite on peut voir deux flotteurs d’hydravion de taille différentes . Il est très utile de savoir que ces outils ne sont pas obligatoirement spécifique à un avion. Souvent (les supports servos ,etc ) ils seront utiles à plusieurs productions.

(2008) Voici quelques échantillons résultants de la saint Barthélémi des bouteilles .Il y a même devant un essai de fuselage de planeur avec jonction (très aisée) polyéthylène carbone. Les grands profilés du bas de l’image sont des bords d’attaque d’ailes de plus de 40 cm produits dans des bouteilles de 30 cm. Par la suite(2010) , ces accessoires pourront atteindre 170 cm de long , et ce toujours tirés d’une seule bouteille de 2 litres (poids 14 grammes). Les ressources de votre imagination pourront vous permettre de passer des obstacles qui de premier abord paraissent insurmontables. Le cas des éléments de longueur supérieure à ce que peut donner une bouteille est révélateur .Je reconnais avoir cherché un moment avant de trouver une solution .Ne cherchez pas à allonger une bouteille ,je n’ai pas réussi à obtenir un résultat acceptable .Notez que je ne dit pas que ce soit impossible. Bien que chargée de plus de 50 Kg ,la chauffe n’a pas permis un allongement significatif .Il fallait trouver autre chose .

(2009) Une bouteille de 2l découpée en spirale avec un angle qui détermine la longueur une fois déroulée sera la solution à mon problème . Il faut retourner le matériau à l’envers ,le bloquer sur un mannequin adapté ,le rétracter selon votre choix et vous obtenez de grand bords d’attaque ou ,et de fuite .Choisissez une bouteille la plus fine possible pour ne pas pénaliser le poids de votre avion. Les notions d’épaisseur des bouteilles n’ont rien à voir avec un critère quelconque de qualité. C’est la résultante d’un choix industriel qui prend en compte :les coûts matières ,la forme choisie ,le positionnement du produit ,les machines de fabrication disponibles ,la résistance de préservation aux chocs et à la pression interne ,le poids et les empilages du transport et on peut aller jusqu’à l’impact écologique. Utilisez ce qui vous convient ,sachant que plus un matériau est fin plus il est facile à rétracter , plus votre pièce est légère . Sous réserve qu’elle ait la solidité requise le choix sera bon ..

(2009)Exemple de réalisation d’un bord d’attaque ,ce matériau est quand même très coopératif

(2006)Ce genre de petit accessoire hyper léger (moins de 4 grammes ) facilite l’installation et protège les équipements .Je vous recommande de les utiliser sans modération autre que le besoin.

(2007)Ne vous laissez pas abuser par le coté banal de la récupération du matériau . Cet avant du RL 12 de René LEDUC est très sophistiqué léger ,et solide .Les possibilités sont très vastes. Les traces de colle hot melt (colle projetée à chaud ) ,qui fixent l’étiquette peuvent être enlevées en essuyant avec un chiffon lors de la chauffe . Le white spirit permet également de les dissoudre. Le paradoxe veut que pour les tailles ordinaires ,((jusqu’à 1,50 m) les fuselages sont toujours TROP SOLIDE. Un autre point à admettre c’est que pour 2 avions ayant des tailles différentes on peut avoir le même poids pour un fuselage lorsque les mêmes bouteilles entrent dans sa fabrication. L’épaisseur du plus petit est plus élevé , il est plus rigide (ce n’est pas souvent un avantage.) Pensez à ces paramètres pour rechercher une marge d’amélioration en ce qui concerne le poids. Nous aurons l’occasion de revenir en profondeur sur les notions de rigidité quand elles sont en relations étroites avec les paramètres de poids. Sachez que le juge est toujours la notion de BESOIN pour telle ou telle partie de l’avion. Le second acteur de ce « ménage à trois » ,est le cahier des charges qui va déterminer la quantité du besoin.

Le dernier acolyte est la pondération et le bon sens qui doit veiller à la bonne entente des deux autres facteurs .