Comment fabriquer des avions en bouteilles

En l'an de grâce 2010,
J’ai décidé devant le grand vide trouvé sur Internet, d’essayer d’éclairer un peu la lanterne.

Pour pouvoir comprendre comment s’est imposée cette nouvelle technique, (c’est bien de cela qu’il s’agit désormais ) il convient de connaître les différentes étapes qui ont poussé la succession de découvertes .

J’ai expliqué (les origines de la démarche) que je m’étais lancé dans cette AVENTURE un peu par besoin .

  • La part du défi n’était pas négligeable .
  • L’importance du jeu fut déterminante.

Le fait que j’aimais et que j’avais pratiqué longtemps la recherche de solutions techniques, avant ma retraite , a certainement laissé des envies de retrouver cette montée d’adrénaline qui survient quand on à trouvé le moyen de surmonter une difficulté de réalisation.
Comme les sommes engagées restaient raisonnables,… pourquoi se priver d’une activité qui distrait, occupe et amuse.

J’ai appelé la première partie de mes recherches :

Les premiers essais

Durant cette période je devais trouver ce qui servirai de fondations à mon aventure .

  1. D’abord et avant tout :
    Est ce possible ?

    Il ne servait à rien de se lancer dans des chimères si un minimum d’idées n’allait pas dans le bon sens .
    Je réalisais alors une sorte de modèle que j’appelais : YAKA.
  2. Le champ d’application était il améliorable. Parfois, on peut obtenir un effet gadget,qui est intéressant, certes, mais qui n’a pas d’évolution possible . GRAND YAKA allait se charger de lever mes doutes .
  3. Après la réalisation de plusieurs avions, avec des réussites diverses, j’étais sûr que ce que j’avais pris au départ pour un simple essai se transformait en formidable AVENTURE .
  4. Les vieux réflexes d’enfance ont repris le dessus, vous savez quand les amusements de VOS 10 ANS reviennent vous susurrer à l’esprit … : DIS T’EST PAS CAP!….
    Vous connaissez des gens, vous, qui sont capables de résister à des rêves d’enfants… surtout si c’était les leurs... Vous vous rappelez …………vos regards émerveillés ……..quand votre petit copain avait eu à Noël un avion qui….roulait…(eh! oui mon brave monsieur c’était….en 57…un autre siècle ! ).
    Alors pensez ….un vrai avion, qui vole ………..ET QUI NE CASSE PAS .
    Je rédigeais alors …………………………………..LE DEFI
  5. Je n’avais hélas plus mes 10 ans ………. Ne rigolez pas, vous non plus vous ne les faîtes pas ! Je devais me résigner à envisager les choses depuis mes 60 balais ! C’est Vieux…………... comme disent aussitôt mes petits enfants pour ajouter ensuite après un flottement dans les yeux : 'Mais toi papy, tu sais, t’es pas vieux ! Tu sais encore faire un avion !'' OUF ! AH BON ! J’AI EU PEUR !
    Je me lève doucement de mon fauteuil et je me mets à rédiger

 

Les règles du défi

Cette fois çà y est, la bagarre technique est bien partie, et malgré des débuts prometteurs, je réalise à ce moment qu’en matière de technologie bouteilles, pour réaliser un tel projet : Je n'y connais rien ! D'ailleurs personne n'y connaît rien non plus !
Je recherche un moment sur Internet et dans les revues ... Rien de sérieux.

  • Là, quelqu’un qui demande comment faire,
  • Ici, la réalisation d’une verrière,
  • Ou là, un assemblage de bouteilles qui vole ! (c’est déjà çà) .

Moi je ne veux pas de tout cela : Je veux un avion, pas une silhouette, pas un modèle réduit, un vrai avion que l'on peut reconnaître !

Personne ne semble l’avoir fait. Ce n’est pas une raison pour ne pas essayer ! Je vais alors me lancer dans une période de recherches élargies. Je dois aller bien au delà de la demande primaire du besoin. Des notions comme le stockage et le transport auront un poids déterminant dans la réussite du projet. Il ne faut pas qu’il s’arrête en cours parce qu’on réalise après construction, qu’il ne peut pas tenir dans la voiture, ou qu’il faut louer un camion pour le transporter. Le corollaire de cette considération est important si on ajoute que l’espace de vol ou d’essai, ou d’entraînement peut être inexistant ou loin sur la région du fait de la taille ou des dangers que représentent les avions .

Inversement il ne faut pas qu’ils soient trop petits, ou que l’on soit obligé de les faire voler trop loin ou trop haut ou trop vite. Cela doit rester réaliste. Si on veut faire un spectacle, c’est pour que des gens puissent le voir! Même si nous sommes les seuls spectateurs. Si l’avion est trop petit :

  • volera t’il suffisamment bien pour évoluer avec du vent ?
  • Sera t’il capable d’emporter les équipements nécessaires au spectacle ?
  • Sera t’il d’une maintenance simple et à faible coût ?
  • Sera t’il solide ?
  • Et enfin et surtout, Présentera-t-il des risques maîtrisables ?

J’appellerai cette période de recherche tout azimut :

La phase papillon

Il faut reconnaître que j’ai dû m’éloigner souvent de la demande, j’avais besoin de certaines réponses et souvent je n’avais pas la moindre idée de la façon d’aborder une démarche qui me l’aurait fournie. Je décidais donc que les différentes activités couvertes par le modélisme pouvait d’une manière ou d’une autre apporter de l’eau à mon moulin. Tout passera à la moulinette à bouteilles.

  • Il me fallait des avions tests .
  • Il me fallait des avions école.
  • Il me fallait des collaborateurs .

Ce point sera paradoxalement celui qui sera le plus difficile à réaliser. (M’ENFIN ? comme dirait Gaston )

N’oubliez pas que la nature humaine, si elle ne croit pas à quelque chose à tendance à la tourner en dérision. De plus, l’inconnu fait peur et s’embarquer dans une histoire aussi saugrenue, c’est s’exposer à des railleries ou pour le moins à des critiques. Le quidam normal ne veut pas entrer dans l’équipe des jobards. Cela peut se comprendre. Il faudra que la méthode affiche de considérables preuves de robustesse avec les avions école pour que lentement, très lentement on daigne penser qu’il serait peut être possible de nous sortir de l’asile. Mais sous surveillance et avec un traitement de choc !

Les essais de communications à l’extérieur du club on suivi le même cheminement. Un autre facteur important joue contre le projet en ce qui concerne les collaborateurs. Aujourd’hui très peu de personnes acceptent de construire leur avion. C’est la période du ready to fly. Quand à ceux qui les construisent, ils gardent les techniques qu’ils maîtrisent. Quand on croit à quelque chose et que l’on ne le construit pas. Cela impose que la personne ne commencera sûrement pas le chantier de quelque chose auquel elle ne croit pas. C’est logique !

Comme cela n'a jamais été fait, que cela paraît impossible, le 'il faut voir pour croire' joue contre le projet. Ce n'est pas grave et ce sera même un avantage.

Le sujet est déjà assez difficile techniquement, le retrait prudent de tous les empêcheurs de tourner en rond nous met à l’abri des YAKA FAUX CON (pardon )FAUT QU’ON…(quoique…) ,T’AURAIS DÛ. La motivation , est une des clés qui nous donnera la réussite ou pas, et nous savons que ce n'est pas forcément acquis d'avance !

La troisième période sera celle des

Les avions du défi

Fokker Dr1
Le Fokker DR1 en essais. Les exigences vont le faire souffrir beaucoup. Plus tard il sera avion école.

Elle est commencée, nous possédons déjà plusieurs avions avec des capacités vraiment hors du commun. En cette fin 2010, l’échelle des réalisations est arrêtée. Il aura fallu 5 ans, et plus de 60 projets réalisés. Les avions tests sont construits et en développement, Nieuport ,Fokker DR1 et , Fokker EIII, pour débuter. La première escadrille de Nieuport 10 ,11 ,et 17 est en construction . (5 appareils) .

Parallèlement, nous continuons les recherches sur les indoors, planeurs et maquettes. Tout ce qui peut nous apporter des solutions est systématiquement étudié. Une solution trouvée, mais qui ne sert pas dans l’immédiat peut nous sauver la mise un peu plus tard... C’EST LA SUITE DE L’AVENTURE .